Ch. Lambinet & Fils
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Numéro OCA: 12694


Lamb'infos n° 77

Décembre 2000 (7ème année)

Un service supplémentaire est inclus dans chacune de vos polices d'assurance

Si vous ne parvenez pas à joindre notre bureau en cas de déclaration URGENTE, de dommages encourus, vous pouvez contacter notre Central Téléphonique :

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 La campagne fait le lien entre

l’excès de vitesse

et les victimes de la route !


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D'après l'ETSC (European Transport Safety Council), une diminution de la vitesse moyenne de 5 km/h serait de nature à réduire de 15 %, le nombre des accidents, avec blessures et le nombre des morts de 25 %.

La vitesse excessive n'est pas seulement la cause principale des morts dans la circulation, c'est un facteur qui aggrave les conséquences de tous les accidents.

C'est pour quoi, cette année, dans sa campagne, l’IBSR vise les pieds lourds.

La campagne " Aidons les pieds lourds à lever le pied " vise, en premier lieu, à faire prendre clairement conscience aux conducteurs que l'excès de vitesse est un problème dont ils ont eux-mêmes la solution.

Cette approche se situe dans la ligne de celles des campagnes précédentes et elle entend également souligner avant tout la ré probation sociale.infos77

Selon les estimations, trois accidents sur quatre sont dus à une vitesse excessive.

Sur mille accidents qui ont causé des lésions physiques, le nombre des morts est :

  • de douze pour une vitesse qui ne dépasse pas 30 km/h,
  • de quarante deux pour une vitesse de 90 km/h
  • et de cinquante-trois pour une vitesse de 120 km/h.

D'autre part, la vitesse a une influence directe sur la sécurité des usagers faibles.

Pour les piétons qui sont heurtés par un véhicule automoteur, 5% ne survivent pas au choc lorsque le véhicule ne dépassait pas 30 km/h - A 50 km/h, 45 % ne survivent pas - et, à 80 km/h, ils n'ont pratiquement aucune chance de survie.infos77

A une vitesse élevée, le champ de vision se rétrécit et les obstacles inattendus sont plus difficiles à éviter.

Par ailleurs, la distance nécessaire pour s'arrêter augmente avec la vitesse :

    • - A 50 km/h, elle est de 27 mètres,
    • - à 90 km/h, de 66 mètres
    • - et à 120 km/h, de 105 mètres.

Suivant une étude du TRL (Transport Research Labo ratory) britannique, les "fous du volant" sont le plus souvent des hommes de moins de quarante ans.

Les conducteurs de véhicules d'entreprise ou de voitures dont le moteur a une cylindrée supérieure à 2000 cc, de même que les conducteurs qui couvrent des kilométrages élevés, ont tendance à rouler vite.

Celui qui ne circule pas seul dans son véhicule roule en général moins vite, bien qu'on constate plutôt le contraire chez les jeunes conducteurs.

Parallèlement à des facteurs de l'environnement social, ce sont surtout des particularités indivinfos77iduelles qui jouent un rôle, comme la présomption, le plaisir de conduire ou le sentiment de gagner du temps.

Ce dernier motif pèse toutefois fort peu. A 140 km/h, une distance de cent kilomètres est couverte en à peine sept minutes de moins qu'à 120 km/h.

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Interrogez-nous


Pouvoirs publics responsables pour le
dommage du fait de la chaussée

Lorsque le revêtement de la route s'est soulevé du fait de la chaleur, on a affaire avec une "chose vicieuse" au sens de l'article 1384 alinéa 1er du Code civil.

Le gardien d'une chose affectée d'un vice est responsable si le vice a causé un dommage à un tiers, quelle que soit la cause du vice. Ce n'est que lorsque le dommage (non le vice) est à imputer à une cause étrangère que le gardien est exonéré.

La commune de Heist op den Berg a été assignée devant le Tribunal de police de Malines par le propriétaire d'une voiture.

Le dessous de son véhicule avait été endommagé lorsqu'il était passé sur un petit pont dont quelques dalles s'étaient soulevées sous l'effeinfos77t de la chaleur de l'été. Le plaignant fondait sa réclamation sur les articles 1382, 1383 et 1384 du Code civil.

L'article 1384 alinéa 1er C. civ. dispose qu'on est responsable pour le dommage causé par le fait de choses qu'on a sous sa garde. Le gardien est le sujet de droit qui utilise la chose pour son compte propre, en jouit ou la garde avec la possibilité d'exercer sur elle la surveillance, la direction et le contrôle.

Dans le cas en cause, c'est la commune qui était le gardien du pont sur lequel le dommage s'est produit.
Pour la responsabilité sur la base de l'article 1384 alinéa 1er C. civ., il suffit que trois conditions soient remplies:

  • le défendeur est le gardien d'une chose qui est affectée d'un vice ;
  • il en résulte un dommage à un tiers, la victime directe ;
  • le lien causal entre le vice de la chose et le dommage est établi.

Présomption de responsabilité

Lorsque ces trois conditions sont ensemble réunies, il existe une présomption de responsabilité à charge du gardien de la chose.

Le gardien ne peut s'exonérer de sa responsabilité qu'en fournissant la preuve que le dommage est à imputer à une cause étrangère.

Sont considérés comme cause étrangère :

    • le cas fortuit,
    • la force majeure,
    • le fait d'un tiers et celui de la victime elle-même.

La présomption de responsabilité de l'article 1384 alinéa 1er C. civ. ne s'applique qu'au profit de personnes qui ont souffert directement un dommage du fait du vice de la chose ; elle ne peut être invoquée que par elles.

Un « vice » rend la chose impropre à l'usage auquel elle est destinée.

Concrètement

Les dalles soulevées ont eu comme conséquence que la circulation ne pouvait plus s'effectuer de manière sûre sur le pont. "La chaussée n'avait plus sa structure normalement inoffensive, mais accusait des lors un caractère anormal," a estimé le Juge de police de Malines.

Bien que le défendeur puisse s'exonérer de sa responsabilité en démontrant que le dommage est à imputer à une cause étrangère, l'origine du vice ne joue aucun rôle pour l'application de l'article 1384 alinéa 1er C. civ.

Le Juge de police souligne le fait que la présomption de responsabilité continue d'exister à la charge du gardien de la chose vicieuse :

  • indépendamment de l'origine du vice, et donc de la possibilité que le vice soit né du faiinfos77t d'une cause étrangère ou de l'intervention d'un tiers ;
  • même si la chose est devenue vicieuse du fait de son usage par le gardien ;
  • malgré l'ignorance du gardien relativement à l'existence du vice ;
  • même lorsque le vice n'existe que depuis peu ;
  • même lorsqu'il ne s'agit pas d'un vice intrinsèque, ou d'un élément permanent de la chose ;
  • indépendamment de la constatation que ce n'est pas un vice bien déterminé qui peut être prouvé.

L'avocat de la commune de Heist-Op-Den-Berg a invoqué le fait que le vice était né du fait d'une situation de force majeure, à savoir la chaleur extrême, mais cela n'a rien ôté à la présomption de responsabilité qui pesait sur elle.

La commune a donc dû réparer le dommage.

Comme l'Administration Communale est responsable sur la base de l’article 1384 alinéa 1er C. civ., le juge de police n'a pas à chercher plus loin d'autres fondements possibles de responsabilité.

(Pol, Malines 28 janvier 2000, A.J.T. 2000 2001, 92 94)


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