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Le téléphone au volant ! Celui qui conduit et dans le même temps utilise son téléphone portable court 75 % de risques
supplémen taires d'avoir un accident. C'est ce qui ressort d'une étude menée par l’Université Catholique de Louvain (KUL) en
collaboration avec l'Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) La Bel gique marche ainsi dans les pas du Danemark, de l’Italie, de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal. La fa culté d'éducation physique et de kinésithérapie de la KUL a fait monter trente -deux personnes, entre vingt -deux et cinquante ans, dans un simulateur de condui te. Elles ont effectué une course au cours de laquelle elles ont eu à faire usage à trois reprises d'un GSM et une course de contrôle sans GSM. Une première constatation, c'est qu'un conducteur qui téléphone, va circuler plus lentement.
D'après les enquêteurs, il échange alors de la vitesse pour de la précision. De la sorte,
il a plus de temps pour traiter l'infor D'autre part, au cours de la conversation télépho nique, il limite sa vision périphérique par les rétrovi seurs et son contrôle sur le tableau de bord. Lorsqu'on cumule la conduite automobile et le télé phone dans une situation de circulation simple,
le conducteur peut la plupart du temps s'en remettre à son expérience. A ce moment, l'intéressé est contraint de faire passer par intermittence son attention d'une activité
à l'autre. II lui faut, à cet effet, un certain temps, le switching time. Si, toutefois, l'information parvient au conducteur de manière très soudaine, par exemple lorsqu'un piéton traverse brusquement à cent mètres devant sa voiture, il n'a plus le temps de traiter les deux informations. Il devra choisir entre la précision et la vitesse. Dans le premier cas, il laissera par exemple tomber son GSM, saisira le volant à deux mains et effectuera une manœuvre d'évitement. L' étude de la KUL démontre toutefois que, dans de tels cas extrêmes, la plupart des conducteurs font le mauvais choix. Ils accélèrent lors qu'un piéton surgit tout à coup devant eux. D'après le Professeur Jan Pauwels, doyen du département d'édu cation physique et de kinésithérapie de la KUL, le conducteur agit ainsi probablement parce qu'il croit que, en accélérant et en s'écartant sur la gauche, il va pouvoir passer avant le piéton. Et pour le réaliser, il ne tient son volant que d'une seule main. |
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Le transport bénévole et le permis de conduire ?
Celui qui effectue, en tant que bénévole, un transport au moyen de son véhicule ou de celui d'un tiers doit vérifier si ce transport ne peut pas être considéré comme un service de transport spécial. Dans ce cas, un autre permis que le permis ordinaire A, B ou B+E est no Après enquête, il apparaît effectivement que le permis ordinaire ne suffit pas pour ce transport, s'il n'est pas occasionnel. Si quelqu'un, par exemple, transporte tous les quinze jours la même personne à la même destination,
on peut diffic Il ne faut pas oublier que, auprès de certains centres organisant le transport de personnes qui éprouvent des difficultés à se déplacer, toutes les courses soient enregistrées. Il est donc possible de déduire de ces fiches la fréquence des courses. Si le juge estime que le transport n'est pas occasionnel, un permis de conduire valable pour ces services de transport est alors requis. Les raisons à cet égard sont à trouver dans les articles 43.5° et 43.6° de l'arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire. Ces textes précisent que les titulaires d'un permis de conduire de la catégorie A, B ou B+E doivent subir un examen médical s'ils conduisent un véhicule qui est destiné à un service de transport déterminé. Dans ce cas, ce transp Le transport organisé par ces Centres tomberait, dans certains cas, dans le champ d'application de l'article 43.6, du fait que les bénévoles se rendent parfois également dans des hôpitaux. Quelles sont les conséquences du fait que le permis de conduire doit être rendu valide dans le cadre de ces services de transport déterminés? Concrètement, cela signifie que le conducteur doit satisfaire à des normes médicales plus strictes que lorsqu'il veut obtenir simplement le permis de conduire A, B ou B+E. Aux candidats au permis de conduire A, B ou B+E (mentionnés à l’Arrêté Royal comme étant le groupe 1), doit s'appliquer une autre procédure d'examen médical qu'aux candidats au permis C, C+E, D, D+E, C1, C1+E, D1 et D1+E ainsi qu'aux candidats pour le transport dans le cadre d'un service de transport déterminé (mentionnés à l’AR comme étant le groupe 2). |
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