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Eh oui, il s’agit du dernier « lamb’’infos »…du
siècle !
Nous entrons dans les années 2000, l’air du présent…
Ce changement de millénaire est un événement pour certains.
Pour la génération de l’après guerre, on parlait de « l’an 2000 », comme
étant une année lointaine, si lointaine qu’on disait aussi « quand les poules auront des
dents.
Elle pensait ne jamais y arriver…!
Et pourtant, nous y sommes, il reste un peu moins de 30 jours. Alors, préparez-vous
à entrer dans ces années 2000 et continuez à découvrir cette vie qui est la vôtre
!

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Dégâts de tempête
Un fait accompli !
L'obligation pour l'assuré d'atténuer les consé quences du sinistre implique qu'il peut
(et de préférence, qu'il doit) immédiatement procéder aux réparations provisoires
pour éviter une ag gravation des dommages.
Les réparations défi nitives ne seront, quant à elles, réalisées qu'après
la constatation des dégâts par un expert de la compagnie d'assurances.
À suivre le juge de paix de Mouscron, l'assuré qui ne respecte pas cette règle se prive de
la faculté de prouver son préjudice par témoin.
Non seulement l'assuré
en question avait déclaré hors délai les dégâts de tempête survenus au
toit de sa maison, mais de surcroît, il avait trop rapi dement procédé aux réparations.
En effet, au mo ment où l'intéressé avait avisé la compagnie du sinistre, les travaux
à la toiture de son habitation étaient déjà complètement réalisés.
L'assureur dos au mur
Dans sa déclaration de sinistre, l'assuré avait mentionné qu'il enverrait un devis. Au
surplus, il n'avait pas demandé la désignation d'un expert.
Par conséquent, le gestionnaire ne dépêcha pas d'expert mais attendit le devis annoncé
qui lui permettrait de juger de l'opportunité d'une exper tise.
Trois semaines plus tard, l'assureur reçut la facture des réparations définitives. Un expert
fut commis dare-dare, mais celui-ci ne put que consta ter que la toiture avait été remplacée
quelques semaines auparavant. Les tuiles endommagées n'étaient même plus visibles.
Bref, l'assuré se trouvait dans l'impossibilité d'établir qu'il avait subi ce jour là
des dégâts de tempête. Qui plus est, l'assureur avait relevé avec méfiance que
l'entrepreneur chargé des réfections habitait à la même adresse que le courtier de l'assuré.
Paresse ou complaisance ?
Cela étant, l'assureur refusa de prendre le sinistre en charge.
Suivant le juge de paix, l'assuré a ef fectivement manqué à ses obligations contractuelles.
Le propriétaire aurait dû déclarer le sinistre dès que possible et permettre à
l'expert de consta
ter la réalité et l'étendue des dommages.
À cet égard, il suffisait de solliciter par fax ou même par simple courrier l'envoi d'urgence
d'un expert.
À la place, l'assureur reçut un avis de sinistre qui n'évoquait pas la moindre urgence.
Le magistrat cantonal aboutit à la conclusion que l'assureur a été mis devant des faits accomplis,
supprimant ainsi toute possibilité de défense de ses intérêts. L'assuré ayant
de cette façon grave ment méconnu ses obligations contractuelles, le juge de paix ne veut rien savoir
du témoin surgi du néant au cours du procès.
(J. Paix Mouscron, 16 novembre 1998, J.J.P. 1999, 298 299)
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Entre euphorie et
crainte de l'inflation
Pour bon nombre d'investisseurs, le mois d'octobre éveille encore le mauvais souvenir de corrections
boursières.
Cette année, le mois d'octobre n'a franchement pas débuté sous une bonne étoile.
La crainte de l'inflation a tout d'abord entraîné une véritable vague de ventes sur les marchés
obligataires, causant une forte hausse du taux à long terme.
Ces derniers mois, l'amélioration des perspectives de croissance de l'économie mondiale a augmenté
les chances d'inflation.
C'est la raison pour
laquelle les analystes ont redoublé d'attention lors de la publication des indicateurs macro-économiques.
Signe d'une accélération imminente du rythme d'inflation, la hausse relativement forte des salaires
américains et des coûts de production a fait trembler les marchés financiers face au spectre
d'une série d'augmentations successives des taux, en Europe comme aux Etats-Unis.
Au début du mois d'octobre, le maintien de la politique monétaire des banques centrales d'Europe
occidentale n'a fait qu'accroître l'incertitude.
Toutefois, la Réserve fédérale américaine a changé d'attitude.
Abandonnant une certaine neutralité pour un plus grand optimisme, elle a dissipé les doutes existant
sur l'orientation que suivra la prochaine intervention monétaire.
" Bel20 "
Les marchés
internationaux des actions, qui se caractérisent, surtout aux Etats-Unis, par des valeurs relativement élevées,
restent malgré tout à l'abri d'une importante correction.
Ce point fut particulièrement remarquable vu que la force constante du yen a fait chanceler le dollar. On
déplore cependant des victimes du côté des actions sensibles à l'évolution des
taux et des valeurs de croissance (actions au rapport cours-bénéfice élevé).
L'indice Bel20, essentiellement composé de valeurs sensibles aux taux d'intérêt, a essuyé
de sérieux revers.
Au 18 octobre, le Bel20 affichait 21% de moins que son record de janvier.
Les marchés ont poussé un soupir de soulagement après la publication des chiffres d’inflation
aux Etas-Unis, et ce surtout depuis le 4 novembre, après l'augmentation des principaux taux d'intérêt
de la Banque Centrale Européenne (BCE).
Ce durcissement de la politique monétaire a suivi l'annonce d’une forte augmentation de la masse monétaire
largement supérieure à la norme fixée par la BCE.
L'ampleur de l’intervention (50 BP) a rassuré les marchés.
En effet, le danger d'une inflation en Europe et les augmentations de taux qui s'en suivront semblent à
présent écartés pour un certain temps.
Tout ceci explique la réaction positive – et contraire à toute logique - des marchés face
à l'augmentation des taux d'intérêt à court terme.
En Europe comme aux Etats-Unis, les taux d'intérêt à long terme sont passés à
la baisse.
Le 20 octobre, le taux d'intérêt à 10 ans avoisinait encore les 5,77%.
Le 9 novembre, il était retombé à 5,22%.
Reprises
Les marchés des actions ont réagi avec euphorie à la baisse spectaculaire des taux d'intérêt.
En outre, le dollar s'est redressé dans le sillage de la Bourse américaine alors que de solides résultats
d'entreprise ont été publiés (Microsoft et Pfizer entre autres).
Dans un même temps, une nouvelle phase intensive de reprises s'est amorcée.
Dans le secteur bancaire, Banco
Bilbao Vizcaya a annoncé sa fusion avec Argentaria.
Dans le secteur des télécommunications, Mannesmann a fait une offre sur Orange.
Aux Etats-Unis, une lutte pour la reprise de Warner-Lambert fait à nouveau rage entre American Home Products
et Pfizer. Cette lutte va vraisemblablement ébranler tout le secteur pharmaceutique.
En octobre, les indices S&P500 et Eurotop100 ont clôturé avec un return mensuel de respectivement
7,46 et 6,22%, devançant de loin le Bel20 avec 0,36% seulement.
La balance entre crainte de l'inflation et euphorie penche à nouveau du côté positif.
Sauf événements imprévisibles, un rallye de fin d'année ne relève donc pas de
l'impossible.
(tiré de Épargne et Placement—mensuel de la compagnie Patriotique)
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