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et vive le printemps...
« En avril, ne te découvre pas d’un fil ; en mai, fais ce qu’il plaît ;
en juin, tu te vêtiras d’un rien. »

Dicton bien connu !
Mois pour rêver,
Mois pour créer,
Mois pour...,
après cet hiver
rigoureux,
… vivre
pleinement
tout ce qui se présente
et
donc de prendre le temps comme les bourgeons qui s’ouvrent, les fleurs qui
fleurissent...
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Le pensionné flamand est pauvre !
Bien que le Flamand, et le Belge en général, perçoive une des
pensions les plus faibles d'Europe, il n'en fait pas moins partie des pensionnés les plus aisés.
Ce paradoxe des pensions s'explique par le comportement d'épargne. Ceci ressort
de deux enquêtes du « Consortium Vergrijzing in Vlaanderen en Europa » (consortium académique
sur le vieillissement en Flandre et en Europe).
Les Flamands perçoivent une des pensions les plus faibles d'Europe. Selon les chiffres de 2005, il apparaît
que la pension moyenne chez nous s'élève à € 12.000, alors qu'elle est de € 14.000 voire €
18.000 dans d'autres pays européens plus riches.
C’est ce que l’on peut également déduire des chiffres relatifs. Alors qu'en Flandre, la pension
correspond à 56 % des revenus moyens de l'ensemble de la population, elle est comprise entre 65 et 85 %
dans d'autres pays européens.
Notre pays compte dès lors de très nombreux seniors dont la pension est inférieure au seuil
de pauvreté européen.
Le tableau est par contre totalement différent si nous analysons le mode d
e vie et les dépenses des pensionnés dans notre
pays. Il s’avère qu’ils ne sont pas si pauvres qu’ils en ont l’air.
Et cela n'est pas lié aux pensions complémentaires, mais bien à l'argent qu'ils ont mis
de côté pour leurs vieux jours. Les Belges sont donc de bons épargnants.
La prise de conscience que la pension légale ne suffira pas pour maintenir le même niveau de vie
est grande. Le revers de la médaille est toutefois que celui qui n'a pas pu se réserver une poire
pour la soif est pauvre. Et c'est le cas pour près de 12 % des pensionnés flamands !
Les chercheurs s'attendent du reste à ce que le vieillissement croissant ainsi que les mauvaises finances
publiques fassent encore augmenter ce chiffre dans les prochaines années.
Comme la richesse d'un pensionné dans notre pays dépend dans une très large mesure de son
comportement individuel d'épargnant, une crise telle que celle que nous traversons aujourd'hui est plus
particulièrement douloureuse.
Une retraite anticipée obligatoire ou un divorce peuvent également venir enrayer la mécanique
de l'épargne individuelle.
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La puce à l’oreille ou
le dopage des moteurs
Du temps où j'ânonnais le latin chez les bons pères, nous en avions marre
des thèmes et des versions. Nous avions pris César en grippe et ses interminables périphrases.
Un potache poète nous avait pondu ces deux vers : « Tu dors Brutus, et Rome est dans les fers, mais
tu ne sentis pas la puce qui te piqua au derrière ».
Depuis, la puce a bien évolué, elle s'est faite électronique et nous envahit tous azimuts.
Venons-en à nos chères autos.
Des petits futés, via l'adjuvant d'une puce, augmentent les puissances des moteurs d'une façon
démesurée et illégale.
J'ai diligenté une enquête dans les milieux professionnels et même via un expert, autorité
en la matière.
Le résultat est archi négatif. Viabilité et fiabilité du moteur disparaissent. De surcroît,
les marques suppriment toute garantie. Même si l'on enlève la puce, elle laisse des traces identifiables.
Du côté assurance, il y a matière à application de la règle proportionnelle au
prorata du développement supérieur à la norme définie par le constructeur.
Dans certains cas il pourrait y avoir déchéance. Catastrophique lors d'un sinistre engageant la responsabilité
de l'assuré.
Ne parlons même pas de l'omnium !
Lors de la préparation d'une voiture de course, dès qu'il y a augmentation de la puissance il faut
tout revoir : les rapports de boîte, de pont, la répartition des masses, le freinage, l'amortissement,
les pneus et j'en passe.
Autre chose, la reprogrammation de l'ordinateur central. Les gros cerveaux peuvent reprogrammer l'ordinateur. Ce
sera moins décelable, mais les conséquences restent les mêmes.
Dernière technique : l'équilibrage moteur. Travail de titan et précision d'horloger.
Pour faire simple : un moteur est usiné. Les pièces sont produites en grande série et non
exemptes de défauts mineurs (cotes non identiques). Il s'agit de mettre le moteur au banc et de développer
les pièces aux cotes identiques. Là, le moteur se sentira bien, il respirera mieux. Sans risque,
il développera une puissance supérieure.
C'est chic et cher !
À nouveau, il faudra prévenir l'assureur de la puissance spécifique.
Pour éviter tout mécompte sans vouloir jouer les Cassandre il vaut mieux y réfléchir.
À bon entendeur…
Luc Wauters (Principium)