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Réfléchissons ensemble...
En novembre, nous cherchons les champignons !
En décembre, les « pères-noël » poussent comme des champignons !

Entretemps, la fin de l’année est proche.
Il nous reste des actions à réaliser et il nous reste des dispositions à prendre.
C’est pour cette raison que nous vous reparlons une fois encore des pensions.

Pas mal d’alternatives existent pour parer à notre « future » vie
de retraité ou de pensionné.
En cette période de fin d’année, il est toujours temps de mettre les choses en route, d’autant plus
que, sur le plan fiscal, vous pourrez déduire cela de vos impôts en 2009 !
Redécouvrez les trois piliers de la pension en Belgique et leurs possibilités.
Pendant de nombreuses années, vous avez travaillé dur. Et juste au moment où vous allez
pouvoir profiter d'une retraite
bien méritée, voilà que des nuages se profilent à l'horizon économique.
Après plusieurs années de prospérité, notre économie traverse une crise,
qui entraîne aussi des conséquences pour les finances publiques.
Tandis que le budget fédéral se retrouve une fois de plus sérieusement dans le rouge cette
année, la dette publique de la Belgique – qui en 2007 était redescendue à 83,9 % du PNB, contre
133,5 % en 1993 – reprend son ascension.
Pour les caisses des pensions belges, ce n'est pas une bonne nouvelle.
Le Fonds de vieillissement, créé en vue d'assurer la continuation du paiement de nos pensions,
est en effet majoritairement financé par les excédents du budget.
À terme, il faudra donc sans doute puiser dans d'autres sources de financement.
Le calcul même des pensions n'a subi aucune modification récente.
Les futures indexations de pension et adaptations à l'indice de bien-être pourraient être
menacées. À terme, la pension légale, à savoir le 1er pilier de la pension, évoluera
de ce fait vers une pension de base.
Pour garantir cette pension de base, deux piliers complémentaires de la pension ont été
instaurés dans notre pays. Le deuxième pilier est formé par les pensions complémentaires.
De plus en plus de salariés en bénéficient. L'épargne pension individuelle constitue
ce que l'on appelle le troisième pilier de la pension.
Premier pilier : la pension légale
Quel que soit le montant de la pension légale de base auquel vous aurez droit, ce dernier dépend
de différents paramètres, tels que la durée de votre carrière, votre statut social,
votre salaire, ...
Les fonctionnaires, en cas de carrière complète, ils maintiennent 75 % de leur dernier salaire
brut.
Pour les salariés, le système est beaucoup moins généreux : ils tombent en moyenne
autour des 62 % de leur dernier salaire. C'est parmi les directeurs, cadres supérieurs, professions libérales
et indépendants que les perspectives sont les moins bonnes en termes de pension. Leur pension se situe en
effet entre 30 et 40 % du dernier salaire perçu.
Pour coller un montant concret sur votre future pension, rendez-vous sur le site Web www.toutsurmapension.be
de l'Office national des Pensions.
Vous pourrez y effectuer une simulation assez précise de votre pension sur base de vos données
salariales personnelles. Aucun âge minimum n'est requis pour effectuer cette simulation et tant les salariés
que les fonctionnaires et les indépendants peuvent faire le calcul.
Deuxième pilier : les pensions complémentaires
Pour compléter la pension légale de base, de plus en plus d'entreprises instaurent un système
de pension complémentaire pour leurs salariés.
Le système le plus courant est celui qui consiste à constituer un capital pension pour chaque
salarié bénéficiaire via des primes versées régulièrement par l'employeur.
Le salarié recevra le capital constitué lorsqu'il prendra sa pension.
Pour protéger les salariés bénéficiaires, la loi sur les pensions complémentaires
(LPC) a été votée en 2003. Cette loi prévoit notamment que le capital constitué
est un droit personnel du bénéficiaire.
Cela signifie qu'en cas de licenciement ou de changement d'employeur, l'employé peut décider de
reprendre son capital. En tant que salarié, vous bénéficiez également d'autres garanties.
L'employeur doit garantir un rendement minimum de 3,75 % par an sur chaque quote-part versée par l'employé.
Et s'il s'agit d'un plan de pension pour lequel l'employeur verse des quotes-parts fixes, le rendement minimum
s'élève à 3,25 %.
Vous pouvez également convertir votre capital pension en une rente. En vertu de la loi sur les pensions
complémentaires, chaque bénéficiaire peut prétendre à cette conversion.
Les indépendants et chefs d'entreprise ont la possibilité, dans le cadre du deuxième pilier
de la pension, d'épargner pour une Pension Libre Complémentaire pour Indépendants
(PLCI).
Un Engagement Individuel de Pension (EIP) leur permet aussi de disposer
d'une poire pour la soif. Ainsi, ils peuvent eux aussi se constituer une pension complémentaire tout en
bénéficiant d'avantages fiscaux.
Troisième pilier : l'épargne pension individuelle
Depuis une vingtaine d'années, la loi Cooreman – De Clerck définit également le cadre de
l'Epargne Pension.
Le citoyen qui souhaite épargner pour une pension complémentaire par le biais de ce système
a le choix entre deux formules : un fonds de pension ou une assurance pension.
Avec une assurance pension, vous avez la certitude que votre argent rapportera un rendement minimum fixe annuel.
Les fonds de pension sont liés à la bourse.
Les pensions complémentaires : nouvelle réglementation en vue !
Afin que le deuxième pilier de la pension ne passe pas à côté de son objectif, le
législateur a prévu dans la LPC (la loi sur les pensions complémentaires) l'interdiction de
payer les pensions complémentaires avant le 60e anniversaire du salarié bénéficiaire.
Enfin, une assurance vie individuelle vous permet également de vous assurer un capital pension au sein
du troisième pilier de la pension.
Si vous souhaitez améliorer le montant total de votre pension, il peut aussi être inté ressant de continuer à travailler
le plus longtemps possible.
À partir de 45 ans de carrière, vous avez atteint le plafond. En dessous de cela, chaque année
de travail supplémentaire sous-entend des droits complémentaires en termes de pension. Deuxièmement,
dans le cadre du pacte des générations signé il y a quelques années, un bonus pension
a été instauré pour les employés qui continuent à travailler après leur
62e anniversaire ou leur 44e année de carrière. Ce bonus s'élève à 30 euros
par mois pour chaque année prestée en plus.
Concrètement, un employé qui ne prend sa retraite qu'à l'âge de 65 ans percevra 120
euros en plus de sa pension 'normale', sans oublier que si vous ne touchez donc votre pension complémentaire
qu'à ce moment-là, vous bénéficierez en outre d'un régime fiscal super avantageux
soit 10 % au lieu de 16.5 % d’impôts.
Les indépendants ont eux aussi tout intérêt à travailler le plus longtemps possible.
Ils ne recevront en effet la totalité de leur pension que s'ils sont restés actifs jusqu'à
leur 65e anniversaire. S'ils cessent leur activité avant cet âge, ils perdront une partie de leur
pension légale normale, soit 25 % s'ils prennent leur pension à 60 ans.
Pour ceux qui partent à la retraite à 61 ans, la perte s'élève à 18 %, contre
12 % à 62 ans, 7 % à 63 ans et 3 % à 64 ans.
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Une police pour dirigeants
En ces temps de crise, les dirigeants de sociétés n'ont pas la vie facile !
Si leur société fait faillite ou connaît des difficultés, ils risquent d'être
mis en cause.
Cette responsabilité peut être assurée par une police qui couvre les actions en réparation
de dommage faisant suite à une faute commise par un administrateur.
En général, ce contrat d'assurance porte sur une durée de 1 an. Dans cette police, la plupart
des assureurs pla fonnent toutefois
la couverture à 25 millions d'euros.
Pour de nombreuses grandes entreprises (cotées en bourse), c'est loin d'être suffisant.
Plusieurs contrats de ce type sont donc conclus auprès de différents assureurs.
Parfois, ils sont combinés avec une police pour administrateurs non exécutifs. La responsabilité
de ces derniers n'est généralement pas engagée en cas de faute d'administrateurs exécutifs,
mais ils doivent parfois supporter des frais d'avocat afin d'éviter toute poursuite.
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